Beaujarret

Déconnecté Dernière visite le 15 Mai 2012 à 11h42

Date d'inscription : le 19 Janvier 2007 (1 945 jours)
 
     
       
     
 

Interview

Bienvenue dans mon univers !

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Bienvenue à vous

Dans le "milieu médiéval" on me nomme Beaujarret ou Oncle Beauj ; j'ai 64 étés et je suis grand-père pour la quatrième fois.

Pourquoi Beaujarret ? Et bien parce que j'ai repris le surnom donné à Armand Chambreau, un poilu de St Dizier que j'ai connu en 1955. Il portait encore ses culottes de cheval avec des sabots de bois. Il menait son petit troupeau de vaches en leur criant "En avançant" ...

Je viens d'aménager à Villeneuve sur Lot et y passer une retraite au chaud et au sec. D'autres passions s'ouvrent à moi comme créer un jardin médiéval et voir fleurir quelques plantes oubliées, construire une tonnelle végétale pour m'y reposer et lire au frais, il se pourrait aussi que je retourne taquiner le brochet et le sandre sur les berges du Lot et puis pourquoi pas, apprendre l'occitan ...

Je vous invite à parcourir mon univers et à me laisser si vous le voulez, un petit commentaire.

Mon blog




Lorsque je surfe sur le Net, je remets en ligne les articles qui m'ont intéressés, sans oublier de faire figurer la source ; je pense que ces articles ont le mérite d'être plus facilement trouvés en étant dupliqués, je ne m'en approprie aucun.

Je fais aussi ce travail pour que les curieux en tous genres partagent mes passions et je remercie les auteurs d'accepter cette modeste publicité ; je n'en tire aucun profit si ce n'est la joie de partager la passion d'apprendre.

Si vous estimez qu'un article ou une image vous appartient absolument et que vous ne voulez pas en faire profiter d'autres, laissez-moi un commentaire en ce sens et je m'empresserai de vous satisfaire en mettant l'article hors ligne.

Mes albums photo


Ecole communale de St Dizier Leyrenne en 1954


Seconde au lycée de Bourganeuf 63-64

Notre mariage médiéval



Un vrai mariage médiéval
"Dame Nicolle et Beaujarret semontent leurs compaignons de l'Hermine Radieuse à festoyer et ripailler aün en castel de Kergroadès en Brélès toute la noctée XXVI d'octobre de l'année deuxième achaison leur mariaige. Ils les prient de s'ascesmer de leurs plus belles vestures de cette fin de XVe siècle. Que l'on retourne l'assurance de leur présence enjouée avant le XV de septembre".

Pourquoi
Nous-mêmes, Dame Nicolle et Beaujarret, Compagnons de l'Hermine Radieuse, (à l'époque) voulions concevoir une fête de mariage la plus ressemblante aux connaissances que nous avons pu acquérir sur les rites et coutumes traditionnels de cette période que nous aimons, la fin du XVe siècle. Nous voulions aussi que cela laisse un souvenir fort à l'ensemble de nos invités d'authenticité de vivre une soirée dans une autre époque. Que tous acceptent ce postulat : aisé pour nos ''Compagnons de l'Hermine Radieuse'' invités à la fête ; plus difficile mais pari gagné pour les membres de notre famille qui ont suivi nos conseils vestimentaires à la lettre.

Mon forum médiévaliste



Le forum de l'Oncle Beauj

C'est un forum où l'on parle RECONSTITUTION HISTORIQUE du MOYEN AGE.
Il n'a pas la prétention d'être une encyclopédie médiévale mais vous y trouverez néanmoins des informations intéressantes.
Inutile de vous inscrire si vous ne faites que passer.

Mon carnet d'adresses



Les amis de l'Oncle Beauj

Afin de regrouper tous les amis qui aiment l'Histoire et le Moyen Age : médiévistes, musiciens, artistes, artisans ... j'ai créé cet annuaire :
Les Amis de l'Oncle Beauj.Si vous aussi, avez la "Passion Médiévale", venez nous rejoindre, ajoutez votre site.

La musique ancienne



La chorale CANTIGAS accompagnée par l'ensemble FLORILEGE

La musique renaissance

La reconstitution historique



La reconstitution historique c'est la pratique qui consiste "à donner idée de".

La reconsitution n'a pas de définition positive. C'est toutes les démarches qui ne sont pas de la restauration ou de la restitution (je vous rappelle que l'auteur s'adresse des gens du métiers, essentiellement des architectes et fait beaucoup référence dans son texte à l'architecture). La reconstitution n'est donc pas une démarche scientifique. On parle de reconstitution quand l'objet qui a été trouvé (et qu'on essaye de comprendre) est trop détérioré (reprendre l'exemple du bout d'épée), ou quand un objet a des lacunes et qu'il n'existe pas de modèle (ex: on trouve une couronne en or de roi, totalement déchiqueté par un soc de charrue et on essaye de la remettre en état sachant qu'il manque des bouts: dans ce cas c'est de la reconstitution). Même si on possède de grande connaissance (érudition) sur la période et la culture étudiée, si on ne peut pas restaurer ou restituer, ce n'est pas scientifique.

La reconstitution est un fait éminemment sociologique.

C'est "une vue de l'esprit". (ce qu'on appelle la "représentation" en socio et en psycho). Cette "vue de l'esprit" consiste en un processus d'imagination de l'utilisation de l'objet dans son contexte. Ce processus, réalisé avec nos concepts, consisté en une appropriation déformée de l'objet. (c'est l'idée qu'on a de l'emploie d'une cuillère en bronze: êtes-vous sûr que l'emploie que vous imaginez pour cette cuillère était vraiment celui qu'on en avait ?)

De plus, il ne faut pas confondre l'objet (la source) et l'interprétation (la représentation) qu'on en fait. A la fois parce que l'objet n'appartient pas à notre culture et parce que par définition, cette représentation n'est pas le fruit d'une démarche scientifique (absence de modèle et de vestiges assez complets). (ce n'est pas l'image qu'on a d'un objet qui le définie).

Ensuite, la reconstitution dépend des moyens dont on dispose:
- à la fois moyens humains: language, écriture
- moyens techniques
- moyen de mise en scène (imaginaire ou réel)

Plus généralement, la reconstitution dépend des moyens d'existence de notre culture et donc des moyens qui en découlent. Autrement dit, on ne comprend un objet du passé qu'à travers le filtre de notre propre rapport à l'objet.

Enfin, la reconstitution ne correspond pas à une situation réelle. Mettre côté à côte des objets même fidélement "re-copié" ne rend pas compte de la vérité de l'époque qu'on veut "re-copié", dans ce cas on fait une reconstitution.

Les interventions scolaires



Un Moyen Age inattendu
Qualifier aujourd'hui une situation de « retour au Moyen Age », c'est la présenter comme inadmissible.

Le Moyen Age n'aurait pas connu le progrès social et aurait vécu dans une ignorance imposée par les seigneurs et les curés. Il serait synonyme aussi de répression sexuelle et de vulnérabilité extrême aux accidents de la vie. A cette image noire due tant aux humanistes, qui devaient décrier la culture qu'ils voulaient remplacer, qu'aux Républicains soucieux de faire commencer le progrès en 1789, les historiens actuels - médiévistes en tête évidemment - n'y croient plus guère. Car, en effet, il valait probablement mieux être femme en 1400 qu'en 1850.

La cuisine médiévale



Bœuf comme venaison d'ours

Et se vous voulez faire une piece de beuf sembler venoison de cerf - ou d'ours se vous estes en pays d'ours- prenez du nomblet de beuf ou du giste, puis le pourboulez et lardez, embrochiez et rostissiez; et soit mengié a la queue de sanglier.
Une queue de sangler.

Prenez nombletz de porc, de lievres et oiseaulx de riviere et les mectez en la broche et une leschefricte dessoubz, et du vin franc et du vinaigre. Et puis prenez graine, gingembre, giroffle, nois muguectes, et du poivre long et canelle, et broyez, et ostez du mortier. Puis broyez pain brulé et trempé en vin franc et le coulez par l'estamine. Et puis coulez tout ce qui est en la leschefricte et les espices et le pain en une paelle de fer ou en ung pot, avec eaue de la char, et y mectez le rost de quoy vous le ferez, et l'ayez avant boutonné de cloux de giroffle. Ainsi couvient faire a ung bourberel de sanglier.
Nota que les nois muguectes, macis et garingal font douloir la teste.

(Le Ménagier de Paris, conservé à la Bibliothèque Nationale de France)

Pour faire passer une pièce de bœuf pour une venaison de cerf, ou d'ours si vous habitez un pays où il y a des ours, prenez du filet de bœuf ou du gîte, le faire légèrement bouillir, le larder, le faire rôtir à la broche. Le manger à la sauce "queue de sanglier".

Sauce "queue de sanglier"
Faites rôtir à la broche un morceau de filet de porc, lièvre et oiseau de rivière sous lesquels se trouve une lèchefrite avec du vin et du vinaigre.
Broyez dans un mortier graine de paradis, gingembre, girofle, noix muscade, poivre long et cannelle. Otez cette préparation du mortier. Broyez du pain très grillé. Le détremper avec du vin et passez le tout à l'étamine. Mettez les épices, le pain et tout ce qui est dans la lèchefrite dans une poêle en fer ou dans un pot avec l'eau dans laquelle la viande a été saisie. En napper le filet rôti préalablement "boutonné" de clous de girofle. Cette préparation convient aussi pour réaliser un "bourbelier de sanglier".

Notez que la noix muscade, le macis et le garingal peuvent donner des maux de tête.

Le bricolage

La mise au point des lunettes eut lieu en Italie à la fin du XIIIème Siècle, mais le nom de l'inventeur a suscité plusieurs hypothèses sans qu'aucune, dans l'état actuel de nos connaissances, ne puisse être confirmée avec certitude.



La paire de lunettes, cet objet, qui nous semble si familier, a mis moult siècles avant de faire partie notre environnement quotidien.

Tout commence par les étoiles et le Soleil. Il y a 4 000 ans, les hommes taillent des "pierres à brûler", lentilles de cristal de roche, pour amplifier la chaleur du Soleil, afin d'allumer du feu.

Mais c'est à l'époque romaine qu'une innovation voit le jour, dans le but d'améliorer une vue déficiente. En ces temps anciens, on taille le béryl, une pierre transparente et teintée. Ainsi, d'après les témoignages de Pline L'ancien, on apprend que Néron regardait les combats de gladiateurs grâce à une émeraude, qui est l'un des béryls les plus fameux.

L'autre technique de cette époque, consiste à lire les lettres à travers un verre d'eau, pour les "grossir".
Afin de mieux voir les étoiles, les astronomes sont les premiers à chercher des solutions scientifiques et techniques. Le philosophe et astronome grec Ptolémée (100 ap. J-C) donne les bases de la réfraction de la lumière, tandis que l'astronome arabe Alhazen en écrit les premières lois, vers l'an 1000. Ces données permettent aux moines copistes du Moyen Age de façonner des "pierres de lectures", qui agrandissent l'écriture et reposent leurs yeux.

Jusqu'à la fin du XIIe siècle, le commun des mortels, en cas de problèmes de vue, n'avait lui recours qu'à des collyres ou des pommades !

Les premières lunettes sont inventées au XIIIe siècle, en Italie, à Venise. Elles se composent d'un seul verre (du béryl, du quartz ou du verre de Murano) monté sur un cercle de fer, de corne ou de bois. Les moines copistes en sont les premiers grands utilisateurs, et après l'invention de l'imprimerie, les lecteurs profitent, eux aussi, de cette nouveauté.

Ces premières lunettes ne corrigent que la presbytie. Il faudra deux siècles de plus aux myopes pour bénéficier des progrès techniques.

Les lunettes sont alors un signe d'érudition et de sagesse. Ainsi, en 1518, Raphaël peint le pape Léon X avec ses lunettes.

Aux XVIe et XVIIe siècles, les lunettes sont une
marque de richesse. En Espagne, plus les verres sont grands, plus les lunettes sont chères. En Angleterre, les dandies portent ostensiblement le monocle. Par contre, en France, elles sont synonymes de culture mais aussi de fragilité physique. Beaucoup de personnalités refusent de les porter en public, comme Napoléon, qui était myope. Un dicton populaire dit à l'époque : "Bonjour lunettes, Adieu fillette".

Par la suite, divers types de montures voient le jour : à ruban (attachées derrière la tête), à bonnet (fixées au pare-soleil du bonnet), à tempes (des branches non pliables) qui permettent de respirer, contrairement au pince-nez !

Au XVIIIe siècle, un Anglais crée les "lunettes à oreilles", avec branches latérales à articulation. Un siècle plus tard, un opticien parisien ajoute le support nasal : le confort est enfin total.

Les lunettes furent longtemps des prothèses oculaires. De nos jours, formes et matériaux en font une parure pour le visage, parfois un bijou ou une fantaisie. Il est fini le temps de la fameuse "monture sécu" qui rendait timide les pauvres bigleux de la classe !

Ma poterie



(clic sur la photo)
Les cruches modernes, bouteilles en verre ou en plastique étant anachroniques, j'ai façonné aux colombins des répliques de pièces de poterie du XVe siècle pour présenter les différentes boissons d'une troupe de reconstitution.

Faire des sites Internet ou en maintenir

(Cliquez sur les images)





Et quelques pages pour mes amis médiévistes, musiciens, artistes et artisans.

Cultiver l'art d'être papy


Marine et Emilie


Eléna


Angélina

Projet réalisé

Il s'agit de dénicher pour octobre 2009, une petite maison à retaper à Villeneuve sur Lot qui aurait un petit jardin dans lequel nous ferions pousser des simples.

Non pas ça ! Quoique ...


Le ciel y est plus bleu qu'à Brest ...


Blason
Le blason de la ville se décrit : « D'azur, au pont d'argent à 5 arches, surmonté de 3 tours celles de dextre et de senestre portant en chef une fleur de lys ». Cette description a été pour la première fois faite en 1547 par Henri II. Le blason représente à la fois le pont, symbole de la ville, dans son ancienne configuration (cinq arches, trois tours) et, par la fleur de lys, le pouvoir royal (la ville a été fondée par Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis).

Géographie
Ville fleurie : Villeneuve-sur-Lot est située sur le Lot et sur la route nationale 21 dans une plaine fertile entourée de coteaux couverts de vergers, en Agenais, à proximité du Périgord et du Quercy à égale distance de Bordeaux et de Toulouse.
Cette ancienne bastide est la seconde ville du département de Lot-et-Garonne, qui a su devenir une cité moderne tout en préservant son art de vivre.

Climat
Le climat est du type océanique aquitain : doux et humide avec une tendance méditerranéenne l'été.

Histoire
Insérée entre les collines vertes et boisées qui dominent la basse vallée du Lot, Villeneuve a une longue histoire, dont les premiers chapitres furent écrits par les romains sur le site de l'antique Excisum.

C'est en effet là, à un kilomètre de l'actuel centre ville, au carrefour de deux grandes voies de communication que fut érigé un premier noyau urbain comprenant camp de légionnaires, quartiers artisanaux, forum, curie, temples dont il nous reste quelques belles structures.

Au début du XIe siècle, une abbaye bénédictine s'installe sur les lieux et groupe autour d'elle un petit village de potiers et de paysans. Mais Villeneuve n'existe toujours pas.
Ce n'est qu'entre 1254 et 1263 qu'une Bastide va voir le jour, de par la volonté d'Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis, qui va obtenir des moines d'Eysses la cession de terres nécessaires à la construction d'une ville nouvelle, nantie d'une charte de coutumes, ou privilèges, qui en 46 articles en définit sa vie sociale, économique et pénale.

Sa construction obéira à un plan bien défini adopté par toutes les bastides du Sud-Ouest de la France : un plan orthogonal organisé autour d'une place centrale, l'originalité de Villeneuve résidant dans sa position à cheval sur le Lot.

Cette situation privilégiait en fait, à l'époque, l'un des rares points de passage sur la rivière, et va l'amener à jouer un rôle stratégique dès les premiers épisodes de la guerre de Cent ans, lors des guerres de religion, ou encore lorsque la reine Margot, avide de pouvoir, tenta de conquérir l'agenais en forçant en vain le passage de Villeneuve (1585). Son rôle de place de guerre prit fin avec les événements de la Fronde. Dans cette guerre civile qui déchira la France, Villeneuve prit le parti des Princes contre Mazarin. Le siège et la défaite qui s'ensuivit (elle fut l'une des dernières à capituler, 1653) lui coûta ses remparts, ses fossés. Aucun fait saillant ne vint plus troubler son histoire. La Révolution de 1789 n'y provoqua même aucun mouvement important et la ville resta "sagement révolutionnaire".

Mon jardin médiéval



Enfin installé !
Il manque encore la fontaine centrale.

 
     
     
 

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