La mine d'or de Beaujarret

     
 
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Depuis plusieurs années, je surfe sur le Net et j'ai pris l'habitude de recueillir les articles qui m'ont intéressé. Autant que possible, je les ai sourcés mais quelques-uns peuvent, par omission, ne pas l'être, veuillez m'excuser. J'ai placé ces articles dans des catégories dont le nom peut quelquefois être ambigü.

J'ai fait ce travail pour que les curieux comme moi partagent mes passions. N'hésitez pas à me laisser un commentaire si vous estimez qu'un article ou une photo n'a rien à faire dans ce blog, si vous pouvez m'indiquer son auteur ou si un complément d'information serait judicieux.

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Amérindiens

Dans La Mémoire du Québec, ce terme désigne les descendants des premiers occupants du continent américain venus d'Asie (Sibérie et steppes mongoles) par bateau ou à pied en passant par les Aléoutiennes (alors bande de terre reliant la Sibérie à l'Alaska), et qui se sont établis en Amérique, de l'Alaska jusqu'à l'extrémité de l'Amérique du Sud. Nom donné aujourd'hui aux descendants des habitants que les explorateurs européens ont rencontré lorsqu'ils débarquèrent en Amérique au XVIe siècle ; pensant qu'ils accostaient aux Indes, ils les considérèrent comme des Indiens et l'appellation a persisté au cours des siècles. Les missionnaires appelaient «sauvages» ces habitants de la nature. On les appelle parfois autochtones lorsqu'on veut englober les Inuit dans l'acception du terme. Plusieurs les ont appelés «peaux-rouges», non pas à cause de la couleur de leur peau, mais à cause de la couleur de la peinture issue d'une racine dont ils se couvraient. Amérindien est une contraction graphique moderne de l'expression «Indien d'Amérique» qui permet d'éviter la confusion avec le nom des habitants de l'Inde.

Le mot Amérindien a été créé au milieu du XXe siècle pour éviter le mot Indien, le plus courant à l'époque et jugé inapproprié parce que né d’une erreur de la part des premiers explorateurs européens, qui croyaient avoir touché les côtes de l’Inde lorsqu’ils ont abordé en Amérique.

Aujourd’hui, le mot Indien est peu utilisé en ce sens, sauf dans la langue populaire et dans les milieux fédéraux canadiens (notamment en raison de la terminologie utilisée dans la Loi sur les Indiens du Canada). Toutefois, le mot Amérindien demeure plus ou moins cantonné aux milieux des sciences humaines (notamment universitaire), quoiqu’il soit aussi utilisé régulièrement dans les médias et la population, surtout quand il est question des réalités historiques et culturelles (par opposition aux aspects politiques et sociaux contemporains). Le mot autochtone est plus courant (probablement sous l’influence du mot anglais Native), surtout dans le discours officiel (administration, médias), y compris celui des organisations amérindiennes. Toutefois, ce mot a été critiqué — y compris par des chefs amérindiens francophones — du fait qu’un Canadien de race blanche né à Toronto, par exemple, répond parfaitement à la définition d’autochone : « Qui est issu du sol même où il habite, qui est censé n’être pas venu par immigration ou n’être pas que de passage » (Petit Robert), le mot autochtone devant en fait s’opposer, normalement, à touriste ou à visiteur. Cette observation vaut d’autant plus pour les Québécois « de souche », qui occupent le sol canadien depuis plus de dix générations.

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