La mine d'or de Beaujarret

     
 
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Depuis plusieurs années, je surfe sur le Net et j'ai pris l'habitude de recueillir les articles qui m'ont intéressé. Autant que possible, je les ai sourcés mais quelques-uns peuvent, par omission, ne pas l'être, veuillez m'excuser. J'ai placé ces articles dans des catégories dont le nom peut quelquefois être ambigü.

J'ai fait ce travail pour que les curieux comme moi partagent mes passions. N'hésitez pas à me laisser un commentaire si vous estimez qu'un article ou une photo n'a rien à faire dans ce blog, si vous pouvez m'indiquer son auteur ou si un complément d'information serait judicieux.

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Esotérisme

L'ésotérisme désigne un ensemble d'enseignements, de doctrines, ou d'interprétations dont le sens profond est caché et reservé à ceux qui sont capables d'en comprendre le sens, souvent par l'intermédiaire d'une « initiation ».

Le mot ésotérisme est d'origine grecque et, dans l'antiquité, désignait habituellement des enseignements réservés à un petit nombre d'initiés, dont, notamment, les mystères d'Eleusis.

Ce mot a aussi été utilisé, en Occident, pour désigner des enseignements ainsi que des courants, qui, au sein du Christianisme, appartenaient à des milieux fermés qualifiés, pour la même raison, d' ésotériques et regroupés sous la dénomination générale d' ésotérisme chrétien auquel appartient en particulier l'hermétisme chrétien. On utilise aussi cette dénomination, dans ce contexte, à propos des écrits de Jacob Boehme, de Jean de Ruisbroek, auxquels on donne également le nom d'écrits théosophiques. Ce dernier terme doit être distingué de la Société Théosophique, mouvement moderne crée par Madame Blavastky. et dont le caractère ésotérique est contesté par des auteurs.

Le mot ésotérisme est aussi utilisé à propos de l'Islam pour désigner le soufisme, ensemble de doctrines de nature cachée et initiatique au sein de cette religion. En Islam, l'ésotérisme, au sens général, porte le nom plus général de tasawuf : le soufisme apparaît ainsi comme la formulation islamique du tasawuf.

Dans le judaïsme, les enseignements de nature ésotérique sont regroupés sous le nom de Kabbale.

Le taoïsme, par exemple dans son aspect relatif à la quête d' immortalité, est également considéré comme étant de nature ésotérique.

Le Bouddhisme comporte certaines branches ésotériques (Vajrayâna tibétain, Shingon japonais) préconisant des initiations pour parvenir au Nirvâna.

Aujourd'hui, et en Occident, le mot ésotérisme a été étendu à un nombre considérable de courants, dont, entre autres, la magie, mais l'application de ce terme à ces domaines a été contesté par des auteurs, notamment René Guénon.

Par ailleurs, certains mouvements sectaires s’appuient sur des textes à teneur ésotérique.

Vendredi 6 Février 2009

A la rencontre du Féminin sacré

Publié le : vendredi 26 mars 2004 par Jacques Keystone

AMON L’ISA ou bien MONA LISA ou encore LYS AMON ?

Derrière la symbolique du Graal il y a la quête incessante du "Sang Real" incarnée par Marie Madeleine en tant qu’épouse sacrée et porteuse de la lignée de David. Dans les évangiles il n’est fait mention nulle part du célibat de Jésus. En tant que lévite ce statut lui était d’ailleurs interdit. Mais la révélation viendra deux millénaires plus tard avec l’un des évangiles dit "apocryphe" de Philippe : "Et le Sauveur avait pour compagne Marie Madeleine. Elle était la préféré du Christ qui l’embrassait souvent. Les autres apôtres étaient offensés (...) et ils disaient à Jésus : "Pourquoi l’aimes-tu plus que nous ?"

Le lys étant l’emblème des rois de France comme du Graal : dès lors on comprend mieux pourquoi ce tableau connu aussi sous le nom de Joconde n’a pas fini de nous intriguer !.... car la fleur de lys est aussi le blason d’une autre fraternité qui s’appelle "le Prieuré de Sion". Leonardo Da Vinci en fut le Grand Maitre en son temps de 1510 à 1519. D’autres personnages illustres en assumèrent la direction comme Isaac Newton ou encore Victor Hugo. Quel lourd secret préservait donc cette communauté ?

Le portrait à gauche de notre illustration (la "Cène" de Léonard de Vinci) en donne la clé : c’est la figure d’une femme à la droite de Jésus situé au centre du tableau. Six disciples à sa gauche, six disciples à sa droite, soit les douze apôtres plus cette femme dont les traits n’apparurent qu’après la restauration du tableau en 1954 : Marie Madeleine dans son rôle de Saint Graal ou de double de Jésus. On peut d’ailleurs discerner très nettement la correspondance voulue par l’Artiste entre leurs vêtements : robe rouge et cape bleue pour Jésus et robe bleue et cape rouge pour Marie Madeleine !

En 1912 Roger Martin du Gard écrivait déjà :
« ... Ceci m’est tombé entre les mains par hasard, il y a quelque temps. Jusque-là, je n’avais aucune idée de ce qui se faisait aujourd’hui dans le domaine de la recherche biblique, ni des critiques lancées par un certain nombre d’historiens compétents. Pour moi, ce fut un choc et une révélation ! ( ... ) J’ai appris toutes sortes de choses qui étaient pour moi entièrement nouvelles. Que les Evangiles, par exemple, furent écrits entre les années soixante-cinq et cent. Cela signifie que l’Eglise est née, s’est développée sans eux. Songez donc ! Plus de soixante ans après la naissance du Christ ! C’est à peu près comme si, aujourd’hui, quelqu’un entreprenait de raconter les faits et gestes de Napoléon sans avoir à sa disposition le moindre document écrit, uniquement sur la base d’anecdotes et de vagues souvenirs. »

Un peu plus loin, le personnage qui s’étonne ainsi reçoit la réponse suivante :
« ... Avant longtemps, tous les théologiens honnêtes auront adopté ces conclusions. En fait, ils seront même sidérés par l’acharnement des catholiques du XIX ème siècle à prendre au pied de la lettre ces légendes poétiques. »

Pourtant, avant même l’époque de ce dialogue fictif, que l’auteur situe dans les années 1870, un certain nombre de chercheurs, d’écrivains et d’éditeurs s’étaient déjà intéressés de près à Jésus et aux origines du christianisme. Au début du XVIe siècle, le pape Léon X était cité déclarant : « Il nous a bien servi, ce mythe du Christ. » !

Dès les années 1740, certains érudits avaient mis au point une méthodologie historique rigoureuse, destinée à remettre en question la véracité des textes bibliques. C’est ainsi qu’entre 1744 et 1767, Hermann Samuel Reimarus, professeur àHambourg, défendit la thèse selon laquelle Jésus n’était rien de plus qu’un révolutionnaire judaïque dont les disciples auraient déterré le corps. Vers le milieu du xixe siècle, l’école allemande d’études bibliques, parvenue à maturité, put établir une datation des Évangiles qui, autant par sa méthode que par la plupart de ses conclusions, est aujourd’hui encore considérée comme valable. A l’heure actuelle, il n’est pas un historien digne de ce nom ou un érudit honnête qui oserait nier que le plus ancien des Évangiles fut rédigé au moins une génération après la fin des événements qu’il évoque. Le courant allemand devait trouver son point culminant dans une position ainsi résumée par Rudolf Bultmann, de l’Université de Marburg, l’un des plus célèbres et des plus estimés des commentateurs bibliques du xxe siècle :
« Je crois sincèrement qu’il nous est presque impossible d’apprendre quoi que ce soit sur la vie et la personnalité de Jésus : en effet, non seulement les premières sources chrétiennes ne semblent s’intéresser ni à l’une ni à l’autre, mais elles sont toujours fragmentaires et le plus souvent légendaires. »

En dépit de sa position, Bultmann était un fervent chrétien, expliquant qu’il existait une différence cruciale entre le Jésus de l’histoire et le Jésus de la foi. Aussi longtemps que cette différence était reconnue, la foi se justifiait. Dans le cas contraire, elle serait inévitablement embarrassée et sapée dans ses fondements par le caractère inéluctable des faits historiques.

Telles étaient les conclusions auxquelles l’école allemande d’études bibliques du XIX ème siècle finit par aboutir. Par ailleurs, à la même époque, le bastion de l’autorité biblique traditionnelle dut subir des assauts venus d’une tout autre origine. Alors que les polémiques soulevées par la recherche allemande étaient restées confinées dans le petit monde des spécialistes, l’écrivain français Ernest Renan déclencha en 1863 une controverse internationale avec son célèbre livre, "La Vie de Jésus".

Les recherches bibliques ne se sont pas interrompues pour autant. Jésus et le monde du Nouveau Testament n’ont pas cessé d’être analysés par des historiens et des chercheurs professionnels qui, au moyen de méthodes toujours plus rigoureuses et de preuves sans cesse renouvelées, s’efforçaient de préciser les événements qui avaient entouré la vie de ce personnage énigmatique mort près de deux mille ans plus tôt. La plupart de ces travaux furent menés par des experts en matière et restèrent plus ou moins confidentiels.

Si les études bibliques ont accompli des pas de géant au cours des quarante dernières années, c’est en très grande partie grâce à la découverte de nouveaux documents de première main, dont les érudits du passé n’avaient pas connaissance. Les plus célèbres, bien sûr, sont les manuscrits de la mer Morte, découverts en 1947 dans les ruines de la communauté essénienne de Qumran. Outre ces découvertes de première importance, dont l’essentiel n’a pas encore été publié, un certain nombre de sources secondaires ont été retrouvées et étudiées.

En conséquence, Jésus a cessé d’être cette ombre qui se mouvait dans l’univers simpliste et fabuleux des Evangiles. Parallèlement, la Palestine à l’aube de l’ère chrétienne est sortie de la brume mythique qui l’enveloppait depuis des siècles pour reprendre enfin sa place au cœur de l’histoire. Nous en savons désormais très long sur le milieu de Jésus, et la grande majorité des chrétiens pratiquants ont pris conscience de la réalité de la Palestine du 1er siècle -de ses structures sociales, de son économie, de ses caractéristiques culturelles et religieuses et de son histoire. La plus grande part du monde de Jésus nous est aujourd’hui largement accessible, et nous disposons à son sujet de plus d’informations que, par exemple, sur le monde du roi Arthur. Et là encore la figure qui peu à peu prend forme dans l’horizon des communautés esseniennes n’a toujours rien pour plaire aux autorités ecclésiales ....

 
     

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