La mine d'or de Beaujarret

     
 
Avatar de Beaujarret
À propos
La mine d'or de Beaujarret



Lorsque je surfe sur le Net, je remets en ligne les articles qui m'ont intéressés, sans oublier de faire figurer la source car je pense que ces articles ont le mérite d'être plus facilement trouvés en étant dupliqués, je ne m'en approprie aucun.

Je fais aussi ce travail pour que les curieux en tous genres partagent mes passions et je remercie les auteurs d'accepter cette modeste publicité ; je n'en tire aucun profit si ce n'est la joie de partager la passion d'apprendre.

Si vous estimez qu'un article ou une image vous appartient absolument et que vous ne voulez pas en faire profiter d'autres, laissez-moi un commentaire en ce sens et je m'empresserai de vous satisfaire en mettant l'article hors ligne.

Catégories

= plan de la catégorie

Archives
 
     
     
 

Mercredi 2 Avril 2008

Ballade des Pendus François VILLON (1431-?)


Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De nôtre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Si frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice... Toutefois vous savez
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

La pluie nous a debués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de nôtre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie ;
A lui n'ayons que faire ni que soudre.
Hommes, ici n'a point de moquerie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

 
     

     
 
Commentaires

Aucun commentaire


Ajouter un commentaire

Lastname :

Votre nom :

Votre commentaire :
Gras Italique Ajouter un lien (http://) Ajouter un lien (http://) Insérer un smiley


 
     

Retour en haut